Le BDSM qu’est ce que c’est ?

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Le BDSM qu’est ce que c’est ? 

 

LE BDSM ..
Bondage- Discipline- Domination-Soumission-Sado-Masochisme

Que ce soit par méconnaissance du sujet ou par plaisir le BDSM fait couler de l’encre !
Depuis le célèbre roman (mais pas du tout représentatif du sujet) Fifty Shades of Grey, de plus en plus de personnes osent soulever le voile de cet univers mystérieux.

Tandis que certains n’y voient que des personnes soumises et forcées à des actes glauques ou non consentis, d’autres l’associent à des cercles d’adeptes aux pratiques mystérieuses, à des tenues de latex et de cuir ou encore des accessoires synonymes de douleur.
Enfin, les pratiquants défendent ses lettres de noblesse, revendiquent une sexualité enrichie, non normée et moins auto-centrée. Un art de vivre, voire une philosophie.

Néanmoins, souvent méconnu le BDSM reste inquiétant et sombre pour beaucoup de personnes.  Qu’en est-il réellement ? Les pratiquants sont-ils tous de violents psychopathes ou des victimes sous emprise ?

Cette idée vient en partie du fait que nombreuses des pratiques BDSM sont classées dans le registre des paraphilies (du Grec para « à côté » et philie « aimer »).
Plus de précisions sur les paraphilies et sexualités alternatives ici.

Alors, le BDSM qu’est ce que c’est ?

Cet article a pour but de lever le voile sur les principales croyances erronées liées au BDSM. Je m’appuie ici sur mon expérience, la façon dont je le pratique moi-même et en parle lors des consultations ou ateliers d’apprentissage.

 

Le BDSM qu’est ce que c’est en théorie ?

 

Voici quelques piliers théoriques du BDSM pour une approche saine et respectueuse.

  • Le consentement
    Tout ce qui arrive doit avoir été consenti de part et d’autre en amont par les partenaires
    .
    L’idée est donc de jouer à des jeux consentis de part et d’autre. La personne dominante est soumise au cadre défini en amont.  La personne soumise ne l’est QUE parce qu’elle accepte de l’être.
    Ce que le BDSM n’est pas : violence gratuite, obligation, coercition, pression. Ou un état de fait : les jeux ont une durée définie et peuvent être arrêtés à tout moment de part et d’autre grâce au safe-word.

  • La communication
    Rien ne peut être fait sans l’accord absolu, éclairé de la personne qui reçoit.Être au clair avec soi permet d’être au clair avec l’autre. Il est donc primordial, avant de jouer, de prendre le temps de réfléchir à nos croyances, nos envies, nos limites.Prévoir un temps de discussion au calme avant ET après, d’égal à égal.
    Premièrement, cela permet de bien définir la durée, l’intensité, un mot d’arrêt, le détail des pratiques.
    Deuxièmement, cela permet de faire le point sur ce qui s’est passé pour chacun.
  • La sécurité
    Physique, émotionnelle, elle passe par une attitude respectueuse de soi, de l’autre, du matériel utilisé et du cadre défini.
    Un mot de sécurité (safeword) est défini et met fin, sans justification aux jeux en cours.
    Il est proscrit de consommer de l’alcool ou d’autres substances modifiant l’état de conscience et la capacité de raisonnement (donc de consentement et de conscience de soi) pour chacun avant une partie de jeux BDSM.
    Le BDSM demande une grande concentration, de la lucidité et de la réactivité.


Le BDSM qu’est ce que c’est en pratique ?

  • Les jeux basés sur la cérébralité (D/s): discipline/ domination (ordres, consignes, protocoles), service, humiliation, scénario
  • Les jeux basés sur les sensations physiques (SM) : bondage, jeux d’impact (fessées, martinet, cire, pinces…) soft à poussés

Attention : il est impératif d’évoluer progressivement dans une pratique et s’assurer de l’impact physique et émotionnel chez son partenaire (dominant comme dominé).

Quels rôles dans le BDSM 

Une autre question principale c’est : « quel rôle j’ai envie de jouer ? »
Il serait laborieux de catégoriser chacun des profils aussi voici les principaux:

  • Top/ dominant.e/ donneur : la personne qui orchestre la scène BDSM, celle à qui le pouvoir a été remis.
  •  Bottom/ soumis.e/ receveur : la personne pour qui la scène est conçue, celle qui donne le pouvoir.
  • Switch : personne qui aime tout autant donner que recevoir.

Parfois, on sait déjà le rôle que l’on a envie d’occuper, on a eu le temps de fantasmer, se projeter. Parfois, on a envie des deux rôles et parfois on ne sait pas du tout.
Il peut alors être intéressant d’acquérir plus de culture BDSM, réfléchir à ce dont on se sent capable (ex: mettre une fessée, donner un ordre simple ou au contraire exécuter une consigne…)

 

Pour rappel, la sexualité, quelle qu’en soit sa forme, doit être un moment libre et pleinement consenti entre adultes.

 

 

2 Commentaires

  1. Bravo pour cette synthèse Stéphanie. Très claire et explicite, elle pose parfaitement la base de la pratique, qui est avant tout un outil de développement personnel sain, quand le cadre est respecté.

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